Les inconforts digestifs liés au mal des transport : ses causes et (surtout) comment les éviter

« Je suis malade dans les transports ! » Et vous n’êtes pas la seule personne à en pâtir ! Aujourd’hui, 3 millions de Françaises et Français souffrent de cinétose, communément appelée mal des transports. Une traversée en bateau, un trajet plus ou moins long en voiture, un voyage en train ou en avion et vous vivez l’enfer des maux de tête, des nausées, voire des vomissements. Grâce à cet article, vous comprendrez pourquoi vous êtes sujet au mal des transports, vous connaîtrez les facteurs qui aggravent les symptômes de la cinétose et vous découvrirez les 1ers conseils à suivre pour éviter le mal de cœur.

« Je suis malade en voiture ! » ou « J’ai le mal de mer ! » Les premiers coupables... les organes sensoriels

Pas besoin d’être scientifique pour comprendre ! Quelques exemples de la vie courante et le tour est joué !

3 de vos 5 organes sensoriels sont à l’origine des symptômes du mal des transports : les oreilles, les yeux et la peau. Voici quelques notions pour comprendre les causes de vos malaises.

L’oreille interne, le centre de contrôle de l’équilibre

Imaginez-vous debout. Un objet tombe. Vous vous baissez pour le ramasser. Puis, vous vous relevez très rapidement. Petit vertige ? En effet, pendant 2 ou 3 secondes, votre vue se brouille et vous pouvez être déséquilibré. La fautive ? Votre oreille interne ! Et plus exactement, un petit élément qui la compose : le vestibule. 

Le vestibule est particulièrement sensible à la position de la tête. Il transmet en continu des informations sur ses mouvements, au cerveau. Grâce à ces renseignements, le cerveau met tout en œuvre pour maintenir votre équilibre.

Les yeux, les radars des mouvements extérieurs

Les yeux enregistrent des mouvements ou des images fixes.

Les données sont communiquées au cerveau qui les traduit de 2 manières : « ça bouge » ou « ça ne bouge pas ».

La peau et les muscles, les informateurs des mouvements et de la position du corps

Il existe beaucoup de récepteurs sur la peau et de capteurs près des muscles. 

Imaginez-vous debout sur le pied droit. Vous y êtes ?


Que se passe-t-il ?

Les récepteurs situés sur la peau du dessous du pied droit sont soumis à la pression du poids du corps ; alors que ceux du pied gauche (qui est en l’air) ne sont soumis à aucune pression.

Les muscles de la jambe droite sont contractés et ceux de la jambe gauche sont au repos. Les capteurs situés proche des muscles concernés détectent les états de tension ou de relâchement.

Au final, les récepteurs de la peau et les capteurs proche des muscles renseignent le cerveau sur le moindre détail de votre posture et de vos déplacements.

Ainsi les oreilles, les yeux, la peau et les muscles envoient des informations au cerveau. Ces systèmes sont liés et possèdent des rôles complémentaires dans le maintien de votre équilibre. Quand tous les messages concordent… tout se passe bien !

« J’ai mal au cœur dans les transports ! » Inconforts digestifs, nausées et vertiges... les symptômes tant redoutés 2,3

Vous l’avez compris, le chef d’orchestre est le cerveau ! Le vestibule, les yeux, la peau et le système musculaire lui transmettent des messages. Ensuite, il gère… ou pas ! Et dans le cas du mal des transports, il ne gère pas du tout !

Des messages contradictoires reçus par le cerveau

Chez certaines personnes plus sensibles que d’autres, le cerveau ne parvient pas à s’adapter lorsque les messages délivrés sont contradictoires.

Premier exemple : vous voyagez sur un bateau ou en avion. Quels messages reçoit le cerveau ?

  • L’oreille interne lui dit : « On bouge ! » En effet, le vestibule ressent les mouvements du bateau ou de l’avion.
  • Les yeux lui disent : « On ne bouge pas ! » Ils voient une image fixe, votre voisin de siège par exemple.
  • Le système musculaire lui dit : « On ne bouge pas ! » Assis, les muscles des jambes sont au repos.

Deuxième exemple : vous voyagez en voiture ou en train. Quelles informations parviennent au cerveau ?

  • L’oreille interne lui dit : « On ne bouge pas ! » En effet, aucun mouvement n’est ressenti par le vestibule.
  • Les yeux lui disent : « On bouge ! ». Ils voient les paysages défilés.
  • Le système musculaire lui dit : « On ne bouge pas ! » Assis, vous êtes au repos.

Ces messages contraires, qui lui parviennent en même temps, créent un désordre au niveau du cerveau. Il ne comprend pas. On bouge ou on ne bouge pas ?

Inconforts digestifs et nausées, des réponses radicales aux messages incohérents

Quand le cerveau ne comprend pas, il ne s’adapte pas. Alors, les réponses de l’organisme deviennent votre cauchemar ! Elles se traduisent par des nausées, des ballonnements, voire des vomissements… le mal des transports, quoi !

Mais pourquoi ????
Pour tenter de résoudre le conflit créé par les messages contradictoires, l’activité cérébrale nécessite beaucoup d’énergie. Tous les autres systèmes de l’organisme sont alors mis au repos (il n’y a pas assez d’énergie pour tout le monde). Seul, le chef « cerveau » compte !
Ainsi, la digestion étant mise « aux arrêts », il n’y a plus qu’une seule chose à faire : libérer ce qu’il reste dans l’estomac !
C’est une des hypothèses émises pour expliquer la survenue des états nauséeux et des inconforts digestifs.

Les vertiges, une réaction en réponse aux tremblements d’un véhicule

Comme vous l’avez certainement déjà ressenti, assis dans une voiture ou dans un bus, le véhicule tremble. Le vestibule ressent les vibrations. Pour certains d’entre vous, très sensibles, une sur-stimulation de ce petit élément de l’oreille interne peut suffire à engendrer des états vertigineux. Ceux-ci peuvent évoluer vers cette détestée « envie de vomir ».

« Je suis sujet au mal des transports ! » Les facteurs aggravants et... les 1ers conseils (enfin !) 1,2,4,5

Pour pallier les facteurs environnementaux dérangeants, voyagez dans un environnement adéquat

Une température inappropriée, une odeur dérangeante, un manque de ventilation, une sensation de confinement et des bruits insupportables peuvent déclencher ou aggraver les symptômes du mal des transports.

De ce fait, veillez à vous installer confortablement. A vous de gérer…

  • Choisissez la température de la voiture.
  • Mettez ou enlevez un pull dans l’avion ou dans le train.
  • Si l’odeur de gasoil est tenace dans la cabine du bateau, allez sur le pont.
  • Demandez à changer de place si le parfum de votre voisine ou voisin vous perturbe.
  • Entrouvrez une vitre, pour ventiler.
  • Faites des pauses pour respirer au grand air.
  • Baissez le son de la musique.
  • Demandez aux enfants de faire moins de bruit.

Pour contrer les facteurs liés au mouvement du moyen de transport, choisissez une place stratégique et adaptez votre position

Les vibrations d’une voiture ou d’un train, les tangages ou les roulis d’un bateau, ou les mouvements d’un avion peuvent entraîner à eux seuls ces haut-le-cœur tant redoutés.

Selon votre mode de transport, vous pouvez agir pour contrer ses tremblements nauséogènes :

  • en voiture, conduisez, si vous le pouvez ;
  • choisissez une place où les vibrations et les mouvements sont plus faibles, ainsi asseyez-vous :
    • en voiture : à côté du conducteur ou sur le siège central à l’arrière ,
    • en avion : au milieu de l’appareil ,
    • en bus : à l’avant du véhicule ,
    • en bateau : dans une cabine au milieu du navire et proche de l’eau ou (encore mieux) sur le pont ;
  • maintenez votre tête fixe et droite (aidez-vous de l’appui-tête ou d’un coussin) ;
  • allongez-vous ;
  • regardez au loin.

Ainsi, si vous avez le mal de mer, et que vous vous trouvez sur le pont, regardez l’horizon. Plus vos yeux voient loin, plus ils sont sensibles aux mouvements. Ceci est valable pour tous les transports dans lesquels vous êtes ballottés.

Pour surmonter les facteurs psychologiques, entraînez-vous à gérer votre peur

Si vous souffrez de cinétose, sans doute appréhendez-vous chaque nouveau trajet. La peur peut contribuer à amplifier les symptômes du mal des transports. C’est un cercle vicieux, n’est-ce pas ?

Mais vous pouvez apprendre à gérer votre anxiété. Dès le début du déplacement :

  • détendez-vous, en vous allongeant si nécessaire ;
  • fermez les yeux et écoutez une musique relaxante ;
  • respirez calmement et profondément ;
  • etc.

Quelques séances chez une sophrologue ou des vidéos YouTube peuvent aussi vous permettre d’acquérir une méthode pour gérer la peur et l’anxiété.

Pour éliminer les facteurs alimentaires perturbants, adaptez vos repas avant et pendant les déplacements

Les effets indésirables liés au mal des transports se traduisent souvent par des inconforts digestifs. Plus la digestion est difficile, plus les symptômes apparaissent rapidement, s’amplifient et perdurent.

Une alimentation légère et équilibrée est primordiale avant et pendant un trajet. Ainsi :

  • renoncez à partir à jeun ;
  • évitez les repas copieux, gras ou épicés ;
  • abstenez-vous de boire de l’alcool ou du café ;
  • préférez une nourriture solide à un repas liquide (soupe).

 

Le mal des transports fait partie des injustices de notre monde. Un coup de « pas de chance » en quelque sorte ! Mais, maintenant que vous le connaissez mieux, vous comprenez qu’il n’est pas une fatalité. Au lieu de le subir, vous pouvez agir. Pour contribuer à préserver votre bien-être digestif et à diminuer les sensations d’inconfort, des traitements médicamenteux et des solutions naturelles, comme le gingembre, existent aussi. Émistil Gingembre®, un complément alimentaire à base d’huiles essentielles de gingembre en est un parfait exemple. Mais ce sera l’objet d’un autre article… En attendant, trouvez vos subterfuges personnels pour apprivoiser cette satanée cinétose. Vous l’aurez un jour, vous l’aurez !

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Quels sont les bienfaits du gingembre sur la digestion ?
Mal des transports ou cinétose… toute une histoire !

Sources
1. Doctissimo. Le mal des transports ou cinétose : causes, symptômes et traitements. [en ligne]. [Consulté le 03/03/2021]. Disponible à l’adresse : https://www.doctissimo.fr/html/sante/encyclopedie/sa_1591_mal_transpo.htm
2. Bourrachot J. Mal des transports : physiopathologie et prise en charge à l’officine. 2019. hal-02370634.
3. Polyclinique de l’Oreille. Le mal des transports et nos oreilles : quel est le lien ? [en ligne]. [Consulté le 03/03/2021]. Disponible à l’adresse :  https://www.polycliniquedeloreille.com/conseils-sante/mal-transports-nos-oreilles-lien
4. Ameli. Mal des transports : que faire et quand consulter ? [en ligne]. [Consulté le 03/03/2021]. Disponible à l’adresse : https://www.ameli.fr/paris/assure/sante/themes/mal-transports/que-faire-cas-faut-consulter
5. Vidal. Comment prévenir et traiter le mal des transports ? [en ligne]. [Consulté le 03/03/2021]. Disponible à l’adresse : https://www.vidal.fr/maladies/estomac-intestins/mal-transports-cinetose/prevention.html